Lou

Benoît Labourdette production

Les créations de Lou

Journée à l’école de la deuxième chance Val de Loire

Par Lou .

Une E2C c’est quoi ?

Les E2C (écoles de la deuxième chance) permettent à des jeunes motivés de 16 à 25 ans, sans diplôme ni qualification professionnelle ou titulaires d’un CAP, bac pro ou bac d’intégrer une école dédiée à la construction de leur projet d’insertion sociale et professionnelle.

Cette formation repose sur 3 volets :

  • une remise à niveau des savoirs de base (français, mathématiques, culture générale, bureautique, savoir-être)
  • des stages en entreprise (près de la moitié du temps du parcours)
  • des activités culturelles et sportives

Un des enjeux premiers étant que le jeune soit pleinement impliqué dans la conception de son parcours de formation et d’insertion professionnelle.


Le mardi 25 juillet 2023, direction L’E2C centre Val de Loire pour y proposer l’atelier de création de films, élaboré par Benoit Labourdette.

Nous sommes accueillis par Laurence, cheffe de projet insertion au sein du centre qui semble avec d’autres collègues être au premier rang face aux stagiaires de l’école. En effet, Laurence connait chacun des bénéficiaires du centre et semble porter une attention toute particulière à chacun d’entre eux. Ici on redonne confiance, on stimule et on booste des jeunes qui à un moment donné de leur parcours ont perdu espoir ou ce sont sentis dépassés.

Après une visite de la vaste salle qui nous servira aujourd’hui de lieux d’accueil pour l’atelier le dispositif prend place petit à petit. Il s’agit du même pour chacun des ateliers mais qui résonne de manière différente dans chacun des lieux et l’ambiance qu’il porte.

A 8h30, nous expliquons l’enjeu de la journée aux participants et la journée est lancée !

L’atelier commence dans le calme, sur les 8 jeunes 6 d’entre eux s’attellent au découpage afin de constituer un Moodboard, deux autres eux ont tout de suite un coup de coeur pour le pôle création musicale et ne perdent pas une seconde pour aller s’y installer et se l’approprier. Le fond sonore met tout le monde à l’aise et certains osent même se déplacer vers d’autres horizons.

Quelques Moodboards seront réalisés dans la matinée.

Vers 11h, Laurianne, représentante de Culture du coeur pour cette journée propose un atelier photo avec 4 jeunes motivés !

Les voilà partis arpenter les lieux à la recherche d’images à capturer.

A la suite de cela, de belles photos ont été faites. Nous utiliserons certaines d’entre elles pour créer des fonds sonores en collectif.


La pause déjeuner fait du bien, certains participants moins enjoués au début se lâchent et s’intègrent de plus.

Il est important pour ce genre de moments de faire comprendre à chacun qu’il a sa place peut importe le temps que cela prend.

Dans l’après midi, les ateliers photo reprennent cette fois ci par groupe de 2. Les photos à l’issue sont riches en imagination et en inventivité.

Une restitution sera faite, petit rituel des ateliers qui permet aux participants de se rendre compte de la valeur de leurs créations, elles sont toutes valorisées et mise en avant.

Nous repartons de Blois le coeur rempli de belles images de cette journée riche en humanité et en créativité.

« Comme quoi, la vie, hein... »

Par Lou .

Durée : 43s

C’est la fête 9

Par Lou .

Durée : 1m 13s

« Je vais bien chanter pour les aventureux »

Par Lou .

Durée : 34s

La joie et la fête

Par Lou .

Nous arrivons à l’hébergement d’urgence Huda Adoma Eure-et-Loir à Dreux tôt le matin et sommes accueillis par Aline Thébault, qui nous présente les lieux ainsi que les personnes qui seront présentes pendant la journée.

Au rendez vous une majorité de femmes et un homme.

Les ateliers débutent dans une bonne ambiance, les participants se parlent entre eux tout en se concentrant sur l’atelier Moodboard, qui seront pour la plupart réalisés dans la matinée.

Un atelier doublage se crée et des films sont fabriqués avec la participation de tous, effets sonore, voix, etc.

Une femme se lance, se dirigeant vers le studio d’enregistrement dans l’idée de chanter. La timidité ne l’emporte pas et nous comprenons rapidement que c’est de cette manière qu’elle souhaite nous raconter son histoire de vie.

Lors du moment de déjeuner collectif, nous nous donnons l’objectif de chanter chacun.e une chanson, pour partager un peu de nous et de notre vécu. Ce moment très proche rapproche, permet de tisser des liens et de se sentir en sécurité.

L ‘après midi est à la fête, chacun.e muni.e d’un instrument et tout le monde s’amuse, chante et danse.

Chacun.e trouve sa place, actif ou non. Il s’agit en effet d’une nécessité de vivre, de prendre le parti de la fête, le bon coté de la vie malgré les embûches. Comme l’a dit une des participantes « le tout c’est de se relever ».

La fin de la journée approche et un moment de restitution s’impose, pour que chacun.e se rende compte de l’importance de ce qu’il.elle a créé et donné.

Nous rentrons le coeur rempli, de joie et de légèreté.

La journée à la Maison relais Cos de Bordeaux, racontée par Loussiné Villelegier

Par Lou .

Mercredi 12 juillet 2023, nous sommes chaleureusement accueillis par Franck Angibaud, responsable animation du relais Cos de Bordeaux, premier établissement qui accueille cette année les ateliers de création de Benoît Labourdette organisés par Cultures du coeur, dans le cadre de l’été culturel du Ministère de la culture.

La Maison relais COS est un établissement de logement adapté pour des personnes ayant certaines difficultés de vie, qui peuvent vivre seules, mais dans un cadre surveillé et adapté.

Le thème des ateliers de l’été 2023 est « La machine à voyager dans le futur », vaste sujet ! Celui-ci permet un point de départ, un angle de réflexion pour ces ateliers. Ils sont en eux même un cadre permis, un espace d’écoute et d’attention, qui permet à chacun d’être créateur de l’instant présent et du futur, proche ou lointain.


Il est 9h30 et l’ambiance est encore matinale à la Maison relais. La terrasse est déjà vivante, trois personnes sont attablées dans le jardin avec leur café. Cet endroit nous semble tout d’abord être un lieu de réunion, de vie qui rassemble et qui fait du bien.

Benoît Labourdette et Loussiné Villelegier mettent en place le dispositif de l’atelier. L’idée est simple : sur des tables disposées dans la salle principale, des espaces différents dédiés à des activités différentes (coin des geeks, espace lecture, studio d’enregistrement, studio de tournage, espace « moodboards » et atelier découpage), tout cela dans un même espace, pour un climat propice à la création collective.

À 10h30 le dispositif est en place et plusieurs personnes ont rejoint la table du jardin, certains regards semblent intrigués par ce qui se passe, tous semblent ravis du changement opéré dans leur lieu de vie.

Après une présentation par Benoît du but créatif de la journée, et un tour des possibles avec tout ce matériel, les participants se dirigent farouchement vers les pôles qui les appellent. Pendant une bonne heure l’ambiance est au travail, les différents espaces seront alors quasi tous investis.

Au studio de création musicale, des choses se produisent : Siham, 9 ans, prend possession du synthétiseur Novation Mininova, un instrument de musique professionnel, qu’elle ne lâchera pas de la journée. Le studio d’enregistrement est occupé par Barnabé, Philippe et Najwa qui, à l’aide d’un « moodboard » (petit tableau permettant un montage composé de photos, d’illustrations, de textes, schémas et autres productions graphiques) enregistrent un podcast pour imaginer la Maison relais dans de le futur : des skateboards volants, les habitants toujours réunis autour de la même table du jardin et buvant un café ! L’après-midi, après leur départ, il est convenu que leur bande son et leur moodboard serviront à créer un film, qui sera animé par Emmanuelle et Lou.

Sur la grande table l’atelier découpage bat son plein, les « moodboards » se remplissent d’univers différents qui feront usage de décors ou de personnages pour les films réalisés par la suite.

Tout au long de la journée des petits courts métrages sont créés, des morceaux de musique sont enregistrés. Les habitants, qui semblaient de prime à bord assez impressionnés par la tâche qui leur est confiée se libèrent petit à petit de leurs craintes et développent leur sens de la créativité.

En effet ces dispositifs, qui permettent la réalisation de petits courts métrages de façon rapide, efficace et ouverte à l’improvisation, est assez valorisant. La tâche est enfantine et permet de produire un rendu gratifiant de manière quasi instantané. Les participants sont fiers, heureux de se rendre compte de la qualité des oeuvres qu’ils ont produites, ce dont ils ne se sentaient pas capables au départ.

Vers 16h30, les créations sont terminées, un temps de restitution a lieu. C’est un moment important pour les participants, qui ont pu se rendre compte de la valeur de leurs créations. L’ambiance était à la rigolade et au plaisir de partager.

Vers 18h, Le dispositif est démonté et la salle remise presque comme au début. Un petit air de mélancolie règne... Cette journée fut intense et riche en émotions, les productions sont touchantes, brutes de vérité et de vulnérabilité, mais surtout profondément humaines.

C’est la fête 1

Par Lou .

Durée : 41s

Journée à l’association PASTT

Par Lou .

Lundi 17 juillet, il est 10h et nous arrivons devant les locaux de l’association PASTT dans le 10ème arrondissement de Paris.

En poussant la porte nous découvrons un univers, celui de la communauté transgenre. L’association fondée en 1992 par le docteur Camille Cabral réponds aux besoins spécifiques et aux difficultés particulièrement importantes que rencontrent la communauté transexuelle et transgenre.

Inès, directrice de l’association, nous explique le fonctionnement et l’origine de celle-ci ainsi que tous les champs ou elle oeuvre. Des maraudes sont faites plusieurs fois par semaine sur des lieux de prostitution, offrant des dépistages contre les maladies sexuellement transmissibles, une aide est proposée aux femmes transgenre incarcérées, ainsi qu’un soutien médical lors du processus de transformation. Une assistante sociale est aussi présente au sein des locaux une fois par semaine pour gérer l’administratif des membres.

Tout cela nous permet de poser un cadre à la journée qui nous attend.

Il est 10h30. Le dispositif à peine installé, plusieurs femmes rejoignent déjà l’atelier. Un élément vient immédiatement modifier le déroulement du reste de la journée : la grande majorité des participantes ont des origines d’Amérique du Sud et ne parlent donc pas français. Il a fallu s’adapter à cela et essayer de faire comprendre le but de cet atelier de création de manière alternative.

Il s’agit de la première fois que des créations naissent aussi rapidement, nous constatons que les femmes présentes ont une inspiration assez forte puisqu’elle se basent pour la plupart sur leurs expérience personnelles et leurs visions d’un futur un peu meilleur que la réalité complexe de leur présent. Les créations sont alors en espagnol ou en portugais et sont toutes sans exception puissantes dans leur signification et leur message.

Nous nous rendons compte au fil de la journée que certaines personnes ont grand un talent pour le dessin, et prennent du temps pour elles à créer quelque chose qui les inspire. Les photos des dessins seront affichés très rapidement sur ce site web, afin de valoriser leurs oeuvres.

La journée se déroule, après une pause déjeuner avec l’équipe de l’association ainsi que quelques membres, d’autres visages apparaissent au sein de l’atelier. Chacun.e offre quelque chose de créatif, une parole, un dessin, une musique…

Cette journée a été pour certaines femme un exutoire, un espace permis pour parler de leurs différentes réalités, leurs rapports à leurs familles souvent lointaines, leurs corps, leur émotions, le monde...

« En musique ! »

Par Lou .

En arrivant dans les locaux de la Fondation Les Nids le 4 août 2023, nous sommes tout de suite mis dans l’ambiance de la journée. À Dieppe, cette salle se trouve dans une maison ancienne Normande, au dernier étage d’un immeuble dédié à la Fondation.

Ce lieu nous semble tout de suite propice à la détente, et immédiatement nous vient l’idée de la scénographie : au programme, canapés autour d’une table remplie d’instruments de musique, plus loin espace lecture, espace Geek et intelligence artificielle. Pour finir une grande table en longueur se trouvant au milieu de la pièce fera toute la journée office de lieu de rassemblement et de partage.

L’accueil se fait de manière formelle, les jeunes semblent intrigués par le dispositif et font preuve d’écoute.

Les enfants ne se connaissaient pas entre eux, certains d’entre eux étaient assez renfermés au début, mais avec l’aide des éducatrices la parole s’est libéré et l’ambiance prend une tournure de jeu et de légèreté.

Lorsque le dispositif et l’espace est désacralisé, les jeunes comprennent qu’il n’existe qu’un seul et unique enjeu : l’épanouissement de chacun quoi qu’il fasse. Le but étant d’offrir la possibilité d’un espace de créativité qui n’est pas forcément accessible dans la vie quotidienne, pour des raisons souvent différentes.

Une réaction d’une des participantes nous marqués : à la présentation des instruments de musique nous entendons « Non mais génial ! Je n’ai jamais eu l’occasion de toucher à un piano de ma vie ! ». Je pense réellement que c’est à ce moment là, avec le cumul de toutes les réflexions que nous avions entendues dans les précédents ateliers que nous avons compris l’enjeu de cela, et nos coeurs se sont immédiatement chargés d’une joie mêlé à une certaine tristesse.


La journée bat sont plein à la Fondation et les jeunes s’épanouissent tous, la musique fera fond sonore durant toute la journée, des films seront imaginés, créés en collectif ou seusl, des moodboards réalisés, des conversations avec chat GPT sérieuses ou pas…

Le moment du déjeuner aussi était un moment de fête, nous avons tous mangé des pizzas !

Cette journée a réveillé en nous notre enfant intérieur, qui s’émerveille de tout, qui s’anime de tout, qui ose rêver, qui voit grand, qui est heureux même si cela dure juste le temps d’un instant.

C’est la fête !

Par Lou , Benoît , Saba .

Journée à la Plateforme Insertion & Hanploi - Fondation des Amis de l’Atelier

Par Lou .

Nous arrivons à Choisy-le-Roi mardi 18 juillet dans les locaux de la plateforme Insertion & Hanploi, nous sommes accueillis par Sabine, Fabienne et Jérôme qui semblent plus qu’heureux à l’idée de cette proposition d’atelier. 

La plateforme Insertion & Hamploi est un accompagnement vers l’insertion professionnelle pour les usagers des établissements de la Fondation des amis de l’atelier, acteur majeur de l’accompagnement de personnes en situation de handicap psychique et mental en France. Il s’agit d’un service d’accompagnement vers et dans l’emploi, l’objectif étant de faciliter l’accès et le maintien de l’emploi en milieu ordinaire des personnes en situation de handicap, en changeant l’angle de vue et donc le regard. 

Le sens de la journée apparaît rapidement, grâce au dispositif mis en place par Benoît Labourdette : permettre à toutes les personnes présentes à l’atelier ayant des problématiques et des handicaps différents de reprendre confiance en eux, de se valoriser eux même en créant et en donnant de l’importance à leurs créations. 

A 10h les participants arrivent et se mettent tous à la table centrale, là ou est disposé l’atelier de découpage. Tous semblent être intrigués. Après une explication du déroulement de la journée, des différents pôles de création ainsi que du thème qui est « la machine à voyager dans le futur », chacun trouve sa place et démarre l’activité. 

L’émulation est belle à voir, le collectif est studieux, chacun enveloppé par l’univers qu’il décide de créer. Certain sont confiants et affirment leurs choix, d’autres sont plus indécis et ont besoin d’être guidés. Alors l’entraide s’installe, les participants sont concernés par ce que le voisin fait et n’hésitent pas à offrir une main tendue. 

Plusieurs films sont réalisés au cours de la journée de manière très appliquée, les films sont réfléchis et interprétés. 

Il semblerait que la réalisation de films, de musiques ou l’écriture de poèmes soient une invitation au rêve, un instant de pause qui fait du bien et qui permet de s’évader. Tous sont sur un pied d’égalité et considérés à leur vraie valeur. Il est indéniable que la société renvoie sans cesse des valeurs de conformité ainsi que de normes… mais si l’on faisait de la différence une norme ? 

Toutes les productions réalisées lors de cette journée sont puissantes de sens et démontrent d’une réalité différente en chacun de nous. 

Pour la première fois, le coin des geeks est investi et l’utilisation de l’intelligence artificielle Chat GPT fascine certains d’entre eux.
 
La musique est utilisée comme moyen d’extérioriser mais aussi comme réconfort. 

À la fin de la journée, tout le monde repart avec le sourire, fier de ce qu’ils ont réussi à produire. Les encadrants de la plateforme ont eux aussi joué le jeu et se sont amusés dans la création. Tout le monde semble ravi avec l’impression le temps d’une journée d’avoir fait partie de quelque chose, d’un groupe, mais aussi d’être créateur à leur propre échelle. Il est évident que ces ateliers sont comme une graine que l’on plante en chacun mais qui, si elle est soignée et entretenue, peut se transformer en un arbre verdoyant bien enraciné. 

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