Benoît

Benoît Labourdette production

Les créations de Benoît

De la musique à l’intelligence artificielle

Par Benoît .

Durée : 4m 26s

Les ambitions d’être soi

Par Benoît .

Cette très grande salle, au coeur de Paris, nous la transformons en arrivant, pour en faire un espace ouvert à la créativité, avec tous les postes proposés dans leur diversité : création musicale, studio de tournage, découpage de papier, podcast, écriture, intelligence artificielle, dessin...

Quand chacun.e entre, on se salue, on se rencontre, individuellement, on notes mutuellement nos noms, et puis chacun.e est dotée d’un « moodboard », qui l’accompagnera au long de la journée.

Les jeunes gens qui viennent ont pour une grande partie des ambitions, assez précises, des projets à réaliser, et notre atelier sera un moment pour l’expression de ces projets. Ce peut être devenir footballeur professionnel, faire respecter la justice, partager publiquement son parcours de vie pour enrichir les autres, partager les valeurs démocratiques...

Certain.e.s commencent par le dessin, d’autres par l’écriture, ou le découpage.

L’interview, le podcast, la prise de parole publique, sont au coeur de l’énergie de cette journée.

Le tournage du film est un moment collectif investi et longuement préparé. Par ailleurs, une équipe de création est formée, pour réaliser en autonomie plusieurs vidéos valorisant les compétences footbalistiques de Bakary.

En fin de journée, nous visionnons toutes les réalisations et choisissons ce qui restera en ligne sur ce site, dont le but est que chacun.e puisse y avoir accès, les télécharger, pour son propre usage.

Tournages de films

Par Benoît .

Durée : 5m 1s Durée : 7m 54s Durée : 2m 23s Durée : 15m 48s Durée : 2m 4s

Ici, nous posons des bases solides

Par Benoît .

Durée : 43s

Se découvrir à soi-même, par Benoît Labourdette

Par Benoît .

« Ce n’est pas un contenu que j’ai à transmettre, je m’en garderais, chaque âme est dans une telle richesse. Mais il faut que cette richesse soit réveillée. La transmission, c’est cette attention portée à un autre qui fait qu’en lui surgit le meilleur de lui-même. »

Christiane Singer, écrivaine (1943-2007), citée dans le livre collectif « Transmettre » (Paris, J’ai Lu, 2019).

En préparant les ateliers de cet été, ma préoccupation était avant tout d’imaginer un dispositif qui ait pour vertu d’ouvrir des portes de l’expression pour chaque personne. Nous allions venir, nous « spécialistes de l’art », proposer une pratique créative à des personnes dont ce n’est pas la pratique quotidienne ; quelle prétention, et puis comment faire ?

Ma proposition peut être résumée en trois mots : outils, pratique, partage.

Les outils

Tout d’abord, nous transformons le lieu quotidien en un espace de production créative. Pour ce faire nous apportons beaucoup d’outils, accessibles : instruments de musique, micros, appareils photo, ordinateurs, paires de ciseaux, papier à découper, feutres, etc. Les zones dans lesquelles nous disposons les outils sont identifiées par ces signalétiques avec des pictogrammes, pour donner sens à leur usage :

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Ce ne sont pas simplement des feutres et du papier, c’est un « atelier dessin » ; ce n’est pas une caméra branchée à un ordinateur et un vidéoprojecteur, c’est un « studio de tournage », etc.

Un outil de travail et de médiation, que nous avons inventé pour l’occasion, est le moodboard, une planche personnelle sur laquelle on peut dessiner, et disposer toutes ses idées, ses inspirations, qui est un espace identifié et légitimé de la traduction concrète des idées et envie de la personne, qui l’accompagnera tout au long de la journée (merci à Loussiné pour cette idée du « moodboard » concret, à partir des planches que j’avais prévu d’apporter).

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Le patient travail de collecte préalable des outils et des idées de leur mise en oeuvre est déjà un travail d’attention à l’autre, et de rencontre avec des objets qui me semblent pouvoir être accueillants. Au fil de l’été, de nouveaux outils vont s’inviter dans les ateliers, grâce à ce que j’y apprends. Pour la prochaine fois, une tablette Ipad Pro avec un stylet sera des nôtres pour le dessin, et un instrument électronique qui vient d’être inventé aux États-Unis, l’Artiphon Orba 2, émerveillera nos oreilles.

La pratique

Chaque outil va « parler » plus ou moins à chaque personne. Ce que nous proposons, c’est une pratique immédiate, spontanée, autorisée. On se découvre dans la rencontre avec un objet.

  • Par exemple, Siham (9 ans), dès qu’elle a posé ses doigts sur le synthétiseur Novation MiniNova, nous a fait entendre des mélodies, des sons, qui immédiatement « sonnaient », de façon presque magique. Ce fut donc son outil privilégié pour la journée, et elle enregistré plusieurs morceaux, seule ou en collectif, et fait la musique de plusieurs des films.
  • Pour Daniel, à partir de son moodboard, le talent qu’il s’est découvert fut celui d’improvisateur vocal, d’inventeur d’histoire à partir d’éléments disparates, rejoignant ainsi les grandes traditions fondatrices des poètes surréalistes du début du XXème Siècle.
  • Pour Guillaume, qui ne souhaitait pas parler, la construction de son moodboard filmée par la caméra, lui a donné et nous a donné à tous la découverte que ce qu’il avait créé était un récit écologique puissant.
  • Et ainsi de suite, pour les un.e.s et les autres...

Commencer par la pratique, trouver, en le manipulant, l’objet avec lequel notre corps et notre esprit se mettent en résonance, c’est partir à l’aventure sur le chemin de ses propres capacités, dont nous ignorions nous même l’existence. Il ne s’agit pas de se « valoriser », mais de se découvrir à soi-même. Ce processus m’a été renvoyé, et explicité, par plusieurs des personnes participantes. Si on n’avait pas démarré par la pratique, les images de soi, de ses incapacités, auraient tout bloqué.

Le partage

Cette dynamique créative a lieu dans un espace commun, dans lequel chacun a son lieu personnel (et circulant, grâce au moodboard). Nous recevons, nous bénéficions, de tout ce que les uns et les autres découvrent et inventent. Ainsi, c’est une véritable émulation qui s’opère. Le partage avec les autres des diversités de créations est intrinsèque à ce dispositif. En fin de journée, nous organisons un moment de « restitution » commune, qui est très important, car il signe l’importance de ce qui a été traversé. Mais au fur et à mesure de la journée, des collaborations se mettent en place, par capillarité, si l’on peut dire.

Le partage est donc partie-prenante de la pratique créative, dans son présent. On n’est pas seul. On est pleinement soi, dans une communauté. Notre contribution sera d’autant plus riche qu’elle sera singulière. Par exemple, Barnabé n’a pu être présent que le matin : il a enregistré un podcast avec Philippe et Najwa, et ils ont constitué ensemble un moodboard, en nous confiant la mission, pour l’après-midi, de créer un film à partir des éléments du moodboard et de la bande son (qui contient aussi la musique de Siham et Franck). Emmanuelle et Lou ont fait le film, avec mon accompagnement. Ainsi le film « À la maison relai » existe grâce aux apports partagés et successifs d’au moins six personnes.

Je mets les productions en ligne au fur et à mesure sur la plateforme web que vous êtes en train de consulter (www.ateliersnumeriques-culturesducoeur.org/2023). Le QR code d’accès est donné à celles et ceux qui ont des téléphones, j’envoie aussi directement le lien par SMS à certains, et j’ai mis un raccourci vers cette plateforme sur l’ordinateur collectif de la Maison relais COS. On identifie que ce travail créatif est fait pour être partagé, avec d’autres personnes aussi, et ce d’emblée. J’organise la restitution de fin de journée en utilisant la plateforme web pour visionner et écouter les productions des uns et des autres : ce que je fais là, chacun.e pour le faire par soi-même ensuite.

Et ici, les photographies du processus de l’activité, faites par Loussiné et Franck, font partie des habitudes (Franck anime la fabrication d’un journal trimestriel). Je me rends compte que mettre en ligne ces plus de 200 photos, qui relatent très en détail certains moments, fait partie des productions artistiques de la journée. Donner à voir le processus de création, en faire récit par l’image, c’est en soi un travail de création, riche et qui permet de partager le cheminement (et non pas uniquement les résultats).

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Cheminer pour se rencontrer soi-même

Par Benoît .

La salle commune de cette pension de famille devient pour une journée un espace de création ouvert, au sein duquel chaque personne est invitée à prendre un moment pour elle-même, dans la rencontre avec les papiers à découper, les instruments de musique, les ordinateurs, les livres...

C’est une journée de concentration calme, de découvertes sereines, par la rencontre avec ces objets poétiques qui sortent de l’ordinaire. Chaque personne aura pris le temps, de passer, de revenir, de s’installer, de créer, d’oser... et finalement de créer. Un dessin, un court film, un collage, une création musicale, un dialogue avec l’intelligence artificielle... pour se rencontrer soi-même.

C’est la fête !

Par Lou , Benoît , Saba .

De l’intelligence artificielle à la musique

Par Benoît .

Durée : 4m 54s